Vous héritez d’un bien à l’étranger ou vous avez des biens en dehors de la France ? Vous souhaitez contester un partage successoral impliquant plusieurs pays ? Vous recherchez un avocat spécialisé en successions internationales à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône pour vous accompagner dans les démarches afin de sécuriser vos droits et d’optimiser la transmission de votre patrimoine ?
Une succession prend un caractère international dès lors qu’un élément d’extranéité entre en jeu. Cela signifie que la situation dépasse le cadre strict d’un seul pays, créant des interactions entre plusieurs droits nationaux. Que ce soit pour régler une succession avec des biens à l’étranger, contester un testament ou anticiper une donation transfrontalière, prenez conseil auprès de Maître Stéphane Kulbastian.
Détermination de la loi applicable : consultez un avocat spécialisé en successions internationales dans les Bouches-du-Rhône
Avant le partage des biens, il est essentiel d’identifier la loi qui régira la succession. Cette question conditionne deux aspects majeurs : la désignation des héritiers et l’étendue de leurs droits. Plusieurs règles entrent en jeu selon les circonstances. Lorsque le défunt a rédigé un testament, sa validité doit être vérifiée au regard de la loi du pays où il a été établi.
Prenons un exemple concret : un père de famille français installé en Californie rédige un testament excluant l’un de ses enfants. Aux États-Unis, cette disposition serait valable, car le droit local n’impose pas de réserve héréditaire. En revanche, si ce même testament était appliqué en France, il serait partiellement annulé, car la loi française protège les enfants contre une exclusion totale de la succession.
Un autre facteur déterminant est le dernier domicile du défunt. Si celui-ci résidait en France au moment de son décès, la succession sera ouverte devant les autorités françaises et traitée selon le droit local. Les notaires français appliqueront alors les règles de dévolution légale (ordre et degré des héritiers) et les modalités de calcul des droits de succession.
Toutefois, cette compétence ne couvre pas automatiquement les biens situés à l’étranger. Pour illustrer ce point, imaginons un défunt ayant vécu à Marseille, mais possédant une villa en Italie. Le notaire français gérera les actifs hexagonaux, tandis que les biens italiens seront soumis à la procédure successorale locale. Une attestation immobilière (document certifiant la qualité d’héritier) pourra être délivrée par le notaire français afin de faciliter les démarches auprès des institutions étrangères.
Les immeubles obéissent à une règle spécifique : leur transmission est toujours régie par la loi du pays où ils sont situés. Issu du droit international privé, ce principe s’applique même si le défunt résidait ailleurs. Ainsi, une famille française héritant d’un bien en Allemagne devra se conformer au droit allemand, lequel peut prévoir des règles de répartition différentes (par exemple, une priorité accordée au conjoint survivant sur les enfants).
Cette particularité génère parfois des situations complexes, notamment lorsque les héritiers désignés par la loi étrangère ne correspondent pas à ceux du droit français. Certains pays, comme le Royaume-Uni, autorisent une grande liberté testamentaire, tandis que d’autres, comme la Chine, imposent des quotas stricts entre les ayants droit.
La coexistence de plusieurs législations peut conduire à des incohérences ou des déséquilibres dans la répartition du patrimoine. Un enfant pourrait par exemple se voir attribuer 50 % d’un appartement marseillais en vertu de la réserve héréditaire française, mais être totalement exclu d’un héritage immobilier au Maroc si la loi locale ne prévoit pas de protection équivalente.
La loi applicable à une succession internationale dépend d’une combinaison de facteurs : dernier domicile du défunt, localisation des biens, existence d’un testament et conventions internationales. Seul un professionnel du droit expérimenté peut garantir une analyse précise et sécuriser les droits de chaque héritier.
Il est vivement recommandé de consulter le cabinet de Me Kulbastian, avocat spécialisé en successions internationales dans les Bouches-du-Rhône avant toute démarche. Une planification successorale adaptée (testament international, donation transfrontalière, création d’une SCI) permet souvent d’harmoniser les règles applicables et d’éviter des litiges coûteux.
Déterminez la fiscalité applicable avec l’aide d’un avocat spécialisé en successions internationales à Marseille
Lors d’une succession internationale, les héritiers doivent non seulement respecter les délais stricts imposés par l’administration française, mais aussi comprendre comment les différents pays concernés vont taxer le patrimoine transmis. Afin d’éviter les doubles impositions et les pénalités financières, consultez Me Kulbastian, avocat spécialiste des successions internationales à Marseille.
Les délais de déclaration : une rigueur à respecter
En France, la déclaration de succession doit être déposée dans un délai de six mois à compter de la date du décès lorsque celui-ci est survenu sur le territoire national. Ce délai est porté à un an lorsque le décès a lieu à l’étranger. Ces échéances sont impératives : un retard entraîne automatiquement l’application d’intérêts de retard, qui peuvent alourdir significativement le montant des droits à payer.
Pour les successions internationales, cette contrainte temporelle est d’autant plus importante que les héritiers doivent souvent mener des démarches parallèles dans plusieurs pays. Si certains biens sont situés dans des États où les délais sont plus longs (comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni), il reste important de respecter la date limite française pour éviter des sanctions.
La territorialité de l’impôt : où faut-il payer ?
La fiscalité applicable à une succession internationale dépend principalement de deux critères : le lieu de résidence du défunt et la situation fiscale des héritiers. Si le défunt avait son domicile fiscal en France au moment de son décès, tous ses biens (meubles et immeubles, en France ou à l’étranger) sont soumis à l’impôt français.
Peu importe que les héritiers vivent en France ou non : c’est la situation du défunt qui prime. Par exemple, un ressortissant américain vivant à Marseille et possédant une propriété en Floride verra son patrimoine mondial taxé par la France. Ses héritiers, qu’ils résident à Paris ou à Miami, devront s’acquitter des droits de succession français sur l’ensemble des actifs.
Dans le cas où le défunt résidait à l’étranger, la fiscalité dépend de la situation des héritiers. Si l’héritier n’est pas fiscalement domicilié en France (ou s’il n’y a pas résidé au moins six ans sur les dix années précédant le décès), seuls les biens situés en France (immobilier, comptes bancaires français, etc.) seront imposables.
Si l’héritier est fiscalement domicilié en France depuis au moins six ans, il sera redevable de l’impôt sur la totalité du patrimoine du défunt, y compris les biens à l’étranger. Cette distinction est essentielle pour les familles expatriées. Un héritier ayant quitté la France depuis plus de cinq ans pourrait ainsi échapper à l’imposition sur les actifs étrangers, alors qu’un retour récent en France l’exposerait à une taxation élargie.
Le risque de double imposition et les conventions bilatérales
L’un des principaux défis des successions internationales est d’éviter qu’un même bien soit taxé deux fois : une fois par la France et une fois par un autre État. Heureusement, la France a signé des conventions fiscales bilatérales avec de nombreux pays (États-Unis, Canada, Maroc, Suisse, etc.) pour prévenir ce phénomène.
Ces accords prévoient généralement deux mécanismes : l’exonération et l’imputation. Selon le premier, un bien déjà taxé à l’étranger peut être exclu de l’assiette taxable en France. Le second veut que l’impôt payé à l’étranger soit déduit du montant dû en France. Par exemple, si un héritier doit payer 20 000 € de droits en Espagne et 30 000 € en France, la convention franco-espagnole permet de déduire les 20 000 € déjà versés, limitant le solde français à 10 000 €.
Avocat spécialisé en successions internationales à Marseille pour vous conseiller dans le choix de la loi applicable dans un testament
Depuis l’entrée en vigueur du Règlement européen sur les successions (n°650/2012), plus connu sous le nom de Règlement Bruxelles IV, les citoyens européens disposent d’une possibilité précieuse. Les testateurs sont libres de choisir la loi qui régira leur succession. Concrètement, un citoyen européen peut désormais décider que sa succession sera régie par la loi de son pays de nationalité, même s’il résidait dans un autre État au moment de son décès.
Comment exercer ce choix ? Les conditions à respecter
Pour que ce choix de loi soit valable, plusieurs conditions doivent être remplies. Tout d’abord, le testateur doit avoir la nationalité d’un État membre de l’UE au moment de son décès. À défaut, il peut également invoquer ce droit s’il avait sa résidence habituelle dans un État membre pendant au moins cinq ans avant que le tribunal ne soit saisi de la succession.
Le choix de la loi applicable doit être exprimé de manière claire et explicite dans un testament. Ce dernier peut prendre différentes formes : testament authentique (établi devant notaire), testament olographe (rédigé de la main du testateur) ou testament international. L’important est que la volonté du testateur soit formulée sans ambiguïté.
Par exemple, une phrase telle que « Je souhaite que ma succession soit régie par le droit français » suffit à activer le mécanisme du Règlement Bruxelles IV. Il faut noter que ce règlement est applicable dans la plupart des pays de l’Union européenne (à l’exception du Danemark, de l’Irlande et du Royaume-Uni).
Les avantages et les limites de ce choix pour le testateur et ses héritiers
La possibilité de choisir la loi applicable permet d’éviter les mauvaises surprises liées aux différences entre législations nationales. Certains pays, comme l’Allemagne ou la Belgique, accordent par exemple des droits importants au conjoint survivant, alors que d’autres, comme la France, privilégient les descendants. En choisissant la loi qui lui convient le mieux, le testateur peut ainsi protéger ses proches selon ses souhaits.
Cette option est particulièrement utile pour les expatriés ou les binationaux qui souhaitent que leur succession soit traitée selon les règles de leur pays d’origine. Un Français installé en Espagne depuis vingt ans peut ainsi décider que le droit français s’appliquera à l’ensemble de ses biens, évitant ainsi les particularités parfois contraignantes du droit espagnol en matière successorale.
Si le Règlement Bruxelles IV offre une grande liberté, certaines limites doivent être connues. Le choix de la loi ne s’applique qu’aux successions, et non aux questions fiscales. Les droits de succession continueront à être calculés selon les règles de chaque pays où se trouvent les biens. Par ailleurs, ce mécanisme ne permet pas de contourner les règles impératives de certains pays concernant les biens immobiliers.
Ainsi, si un testateur choisit le droit français, mais possède un bien en Italie, les règles italiennes continueront à s’appliquer pour ce bien spécifique. Il est aussi important de noter que le défaut de choix explicite entraîne l’application de la loi de la dernière résidence habituelle du défunt. Alors si vous souhaitez bénéficier de ce dispositif, faites appel à Me Kulbastian, avocat spécialisé en successions internationales à Marseille, pour rédiger un testament clair et précis.








